Ils l’ont qualifié de « boiteux » leur premier journal, sans doute pour évoquer un cousinage avec un autre canard, « enchaîné » celui-là. Bref un cousin éloigné, et même très éloigné puisque le « canard boiteux » n’a pas la vocation satirique de son parent parisien. Pour le reste, leurs professeurs leur ont donné les même contraintes que pour les pro : une thématique (« Le Québec ») et un délai. Ils ont donc connu les affres du bouclage le dos au mur, mais après plusieurs litres de café par personne et pour les fumeurs, un nombre conséquent de paquets de cigarettes (fumées en extérieur, comme il se doit), le numéro est sorti à temps. Première distribution dans la cour du Collège. Les étudiants de la promotion de 1ère année de l’I.U.T. journalisme ont fait leur baptême du feu.