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Comme Steve dont il est beaucoup question depuis l’hiver dernier, Rebecca Rassier était étudiante au Collège dans les années 80 (groupe de Saint John’s University et College of Saint Benedict). Tous deux ont des souvenirs communs du cours de théâtre, où son rire sonore et son entrain sont restés parmi les souvenirs forts de ces années-là. Rebecca, l’amoureuse éplorée de Francky le facteur, ou la petite fille très-pauvre-mais-très-gentille de « Western », la victime du sadique de « Polar », enchaînait les rôles avec une enthousiasme communicatif.
Depuis, Rebecca a fait un long chemin, souvent semé de doutes et d’obstacles, mais le destin était tracé qui devait la mener à vivre aujourd’hui comme elle l’espérait.
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Au moment où elle faisait sa thèse, elle se destinait à être professeur, mais elle admit finalement que telle n’était pas sa voie. En 1997, elle quitte Madison, sa ville natale, pour s’établir à Minneapolis où elle est engagée dans une organisation qui se chargeait, en particulier, d’organiser des programmes à l’étranger (elle avait elle-même suivi l’un de ces programmes en Norvège). « Un bon travail pour démarrer dans la vie », estime Rebecca, qui y a appris comment « naviguer entre les facs et comment bien communiquer avec les gens ». Mais l’équipe était peu nombreuse et le travail trop multiforme. En outre, la thèse était toujours en chantier. Bref des années difficiles.
Est-ce une résolution de début de siècle ? Toujours est-il qu’en 2000, Rebecca change de travail, termine sa thèse (elle est désormais docteur en littérature française, spécialiste du XVIIIème siècle), perd du poids et rompt avec l’isolement dans lequel elle s’était installée après avoir perdu le contact avec ses amis de Madison. Là voilà conseillère académique à l’Université du Minnesota, « un travail plus calme sur un campus fantastique ». Aujourd’hui elle est chef d’un bureau qui offre des programmes pour les étudiants voulant créer leur propre spécialisation, autrement dit « coordonnatrice des études individuelles ». Un bonheur n’arrivant jamais seul, en 2004, elle rencontre Michaël qui, lui, intervient dans le secteur social, et plus particulièrement en direction des sans abri. Mariage en 2006.
« Comme une bonne histoire, la route au bonheur n’était pas facile, mais c’est la fin qui compte, n’est pas? »
Cette phrase pourrait servir de conclusion, mais Rebecca a encore bien d’autres belles expériences à vivre et à faire partager.
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