Eric Geier
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Depuis qu’il est venu la première fois au Collège, en 2001, Eric ne manque jamais une occasion de quitter les Etats-Unis pour revenir nous voir, même pour des périodes très courtes (six jours à peine cette fois-ci). Pour lui, Cannes est le lieu idéal pour oublier le stress de son travail, un travail qui n’a guère la côte en ce moment : il est vice-président de Convergex, une banque d’affaires américaine, qui, contrairement à d’autres, a passé la crise sans encombre, et a même profité de la chute de ses concurrentes. A voir Eric, son sourire permanent, son allure décontractée, on l’imagine mal dans ce milieu de « tueurs ». |
Sans doute n’est-il pas un de ces « traders » dont on parle tant en ce moment. Il nous explique que son travail à lui, c’est de faire la connexion entre le client et la bourse. Il vend des « stocks » et des « equities ». Bref, quelque chose de mystérieux pour qui n’est pas initié aux circuits de la planète finances. Peu importe : pour nous, lorsqu’il est en visite au Collège, Eric nous donne la preuve que sa valeur préférée, c’est celle du cœur.
Mathew Uhan
Mathew était en stage au Collège pendant le semestre d’automne 2001. C’est donc depuis la France qu’il a « vécu » le 11 septembre, et c’est tout près de Toulouse qu’il a appris l’explosion de l’usine AZF, puisque la ville rose était la destination de l’excursion qu’il faisait avec son groupe de l’Université Saint John’s. Pourtant, de son séjour au Collège, Mathew garde un souvenir lumineux. Surgissant dans le bureau, il demande: « vous vous souvenez de moi ? », et il précise dans la foulée le titre de la pièce de théâtre dans laquelle il a joué : « Sale attente ». Aujourd’hui, Mathieu est comptable et… marié. Avec Meghan, son épouse, |
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il s’est offert un petit périple de deux semaines en France et il ne pouvait concevoir de repartir sans passer par le Collège. Il n’a guère l’occasion de parler français dans son travail, mais il n’a pas trop oublié. Et la reconnaissance est là, intacte, qu’il exprime avec un bon sourire… avant de courir chercher Meghan pour nous la présenter.
Nadja Bergamin
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Nadja était étudiante à l’automne 1993. Elle revient à Cannes tous les deux ans, et tient à résider au Collège pour garder le fil de l’ « inspiration », selon sa propre expression, qu’elle a trouvée ici et qui ne l’a jamais quittée. Jusqu’à maintenant, elle venait accompagnée d’une amie ou de son mari. Pour la première fois, elle est venue avec… son bébé, Michaël, qu’elle vient nous présenter comme un futur étudiant. Il ne reste qu’à espérer qu’il sera aussi accrocheur que sa mère dans son désir d’apprendre notre langue. Après son stage au Collège, Nadja a continué à étudier notre langue et à passé le D.A.L.F. en Suisse. Certes elle travaille à Zurich, mais elle est sans cesse en contact avec Genève et Lausanne. |
Steve et Louise
Lorsqu’il avait repris contact avec nous après plus de vingt ans de silence (voir notre lettre mensuelle de février 2009), Steve Perry nous avait promis de venir nous voir en septembre. Promesse tenue. Pendant quelques jours, Steve est revenu là où il est resté presque deux ans, explorant le Collège de fond en comble pour retrouver les lieux qu’il a aimés, découvrir ce qui a été transformé (avec des photos disponibles sur facebook, bien sûr) et descendre à la cave pour fureter dans la caisse des photos de théâtre des années 80.
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Il n’a pas résisté à une photo « avant » « après » devant la porte de « sa » chambre 45, qui est une de celles qui n’a pas encore été rénovée… Des deux, c’est donc lui qui a le plus changé : quelques kilos en plus et des cheveux en moins. Mais toujours cette vivacité, cette énergie qui le rendent reconnaissable entre mille.
Les derniers jours de sa visite, Louise Bergmann était venue de Suède pour le rejoindre. Sans doute était-elle restée moins longtemps que lui, mais la complicité était intacte, et Louise avait apporté son album souvenir d’où surgirent les visages et les noms d’ « anciens » tout aussi présents dans nos mémoires. Nostalgie, nostalgie.
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