Les étudiantes du groupe B2 ont suggéré de répondre à l’appel lancé par RESPECT MAG à propos de l’identité nationale.
A titre d’exemple, voici, séquence par séquence, le déroulement des séances tel qu’il a été conçu par Marie et Laura, sa jeune stagiaire, pour réaliser la tâche :
« JE REPONDS A L’APPEL DE RESPECT MAG ».
« Outils » et compétences nécessaires pour réaliser la / les tâche(s)
- Développer une argumentation en apportant des justifications pour ou contre un point de vue particulier.
- Synthétiser des informations issues de sources diverses.
- Planifier ce qu’on veut dire en tenant compte de l’effet à produire sur le destinataire.
- Prendre des notes.
- Exprimer divers degrés d’émotion.
- Rédiger un article (mise en page, lexique, connecteurs…)
- Les temps du passé.
- Le style direct et indirect
Micro-séquences
- Ecoute d’une chanson du groupe Tryo pour introduire le thème : Etre étranger en France.
- Les gens de mon pays : je décris ce qui à mes yeux constitue notre identité.
Au Guatemala nous sommes un pays de gens chaleureux, serviables, responsables, travailleurs, qui mangent toujours des haricots noirs et des tortillas de maïs, qui jouent au football dans la rue à n’importe quelle heure, pour qui la famille et les amis représentent l’essentiel, avec beaucoup de traditions religieuses pour souder la famille et les amis.
On dit aussi que le Guatemala est le pays de l'éternel printemps.
JUDITH
Les Allemands sont :
- ponctuels
- ambitieux
- honnêtes
- organisés
- soucieux d’établir des règles pour tout
- soucieux de respecter la loi
- ordonnés
- réservés
- sévères
- corrects
- polis
- sérieux/ fiables
ET qui après 2 litres de bière, peuvent encore conduire !
MARIA ET CONNI
L´Identité nationale de l'Espagne est construite par:
- la culture
- le caractère des personnes: en Espagne on est ouvert, on aime bien vivre et bien s'amuser.
- la nourriture: on a des plats qui sont typiques comme la « tortilla de patatas », la paella et les « tapas » par exemple.
- le climat: on a du soleil et il ne fait pas très froid.
- la façon de vivre: on aime travailler mais aussi s'amuser. On était traditionaliste mais maintenant on est plus ouvert aux innovations. Par exemple, maintenant, on accepte le mariage homosexuel et l'avortement des mineurs sans l’autorisation des parents. On regrette aussi l’influence très lourde des USA sur le plan de la nourriture rapide et de la technologie. On ne voyage plus beaucoup.
ELENA
Discussion sur le thème « Etre étranger en France » et rédaction d’un « Kit de survie pour étrangers».
Ecoute et discussion autour de documents téléchargés sur RFI.
Déplacement en ville où les étudiantes ont questionné un maximum de passants afin de se rendre compte de la réalité des choses : les personnes typées sont-elles plus arrêtées que les autres ?
« Vous a-t-on déjà contrôlé ? » - « Vous a-t-on déjà demandé vos papiers ? »
Lecture et réaction par rapport à l’article paru dans METRO et relayant l’appel de Respect Mag.
Compte-rendu rédigé par Maria pour informer les autres étudiants du Collège qui n’auraient pas lu l’article.
Maria
Metro a rencontré Marc Cheb Sun, créateur du trimestiel « Respect Mag », et l'historien Francois Durpaire, signataires tous deux de l'Appel pour une République multiculturelle et post raciale.
A la question "Comment est né cet appel?", Marc Cheb Sun a répondu qu'il y avait beaucoup d'actions comme les révoltes en banlieue qui avaient fait surgir cette idée. Francois Durpaire a dit que le lendemain de l'élection d'Obama, les gens s’étaient demandé si un "Yes we can" était aussi possible en France et il a poursuivi en expliquant que la question qu’il s'était posée, alors, c’était de savoir si l'on avait les moyens de constuire un mouvement collectif en France à partir de ce qui existe déjà.
Marc Cheb Sun a lancé un appel aux gens en les enjoignant de redonner du sens aux mots « liberté, égalité et fraternité » et Francois Durpaire estime que le projet, c'est de mettre la France en phase avec elle-même.
Enfin, par rapport au débat sur l'identité nationale, Marc Cheb Sun regrette qu’il n'ait pas créé les conditions pour rassembler et Francois Durpaire ajoute que la nation vient du peuple et que le gouvernement n'a pas à s'occuper de l'identité nationale.
Réponse à RESPECT MAG :Appel pour une République multiculturelle et post raciale.
Alexandra
L’identité nationale : feu vert au racisme
L’idée selon laquelle l’identité nationale donne le feu vert au racisme me semble juste. Les personnes qui débattent de l’identité nationale ont tendance à généraliser et disent que toutes les personnes dans un pays sont les mêmes. Ils pensent donc que les étrangers sont différents. Par l’identité nationale, on met les personnes de chaque pays dans une boîte et ainsi on sépare les uns des autres. Avec l’identité nationale on ne sépare pas les gens par la couleur de leur peau mais par leurs nationalités, c’est donc une forme de racisme et encore une manière de renforcer le racisme.
Elena
Mon sentiment c'est qu’en effet, aujourd'hui le gouvernement veut nous distraire avec le débat sur l'identité nationale pour détourner l'anxiété liée à la situation économique.
Je considère que si quelqu’un a eu la capacité d'être élu président, il peut parfaitement prendre la mesure des différents degrés d'importance des problèmes que son pays peut avoir.
Personnellement, il me semble honteux d'avoir à la tête de mon pays un homme malhonnête au point de nous faire croire qu'il est en train de résoudre des problèmes certes réels mais, qui, de mon point de vue, doivent occuper le deuxième plan.
Judith
Bien souvent l’identité nationale ouvre la porte au racisme. En effet, l’identité nationale limite la population d’un pays, car si vous êtes un étranger, vous serez difficilement accepté, à moins que vous connaissiez et pratiquiez très bien les usages et les traditions du pays. Dans le cas contraire vous seriez discriminé.
Louise
C’est un fait indéniable qu’en Ecosse, nous avons un certain nombre d’étrangers qui habitent et travaillent dans le pays. De nos jours, le monde devient plus petit, par conséquent, c’est plus facile pour voyager à travers le monde. Pourtant, beaucoup d’Ecossais ont un problème avec les immigrés dans leur pays. Par exemple, dans le nord-est de l’Ecosse il y a une ville qui s’appelle Fraserburgh, célèbre pour l’industrie de la pêche, quelque chose de vraiment écossais ! Mais depuis environ cinq ans, l’industrie est aux yeux des certains, «livrée» aux Polonais. Un grand nombre d’Ecossais, très patriotes sont foncièrement contre l’idée que les étrangers travaillent dans une industrie écossaise. Ils sont racistes et croient absolument que les étrangers doivent quitter le pays. Je suis contre cette opinion. Les étrangers travaillent très dur dans cette industrie, je ne vois donc pas le problème. Ca me met mal à l’aise. Si les immigrés travaillent dur, font un effort d’intégration et n’abusent pas de l’aide gouvernementale, il n’y a pas de problème. Je suis définitivement contre les immigrés illégaux. En même temps, nous sommes un pays paresseux et les étrangers nous aident.
Enquête réalisée sur l’identité culturelle au Collège, micro société multiculturelle.
A la suite de cette enquête, chacune a pu constater que les étudiants mettaient en avant la personnalité de leurs amis et non pas leurs différences et incompatibilités culturelles potentielles. Ainsi, pour exprimer cela, mes étudiantes ont pris des feuilles blanches, se les sont collées dans le dos et chacune a complété sur le dos de chacune, la phrase : « Ce que j’apprécie chez toi, c’est…. ».
Ex : Ce que j’aime chez toi, c’est ton humour.
Réalisation d’une affiche de sensibilisation à la lutte contre le racisme. Choix du slogan
Pour élargir la démarche :
Réalisation d’un court métrage ou d’un clip.
Composition avec l’aide de Pedro Leite, d’une chanson « multiculturelle » dans toutes les langues.
Organisation d’une soirée débat sur ce thème avec, comme invité, un membre de SOS racisme.
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