Comme pour Steve Perry, on l’avait complètement perdue de vue. Steve l’américain a « refait surface » l’année dernière (voir notre lettre mensuelle de février 2009) et c’est lui qui a retrouvé Marianne la hollandaise.

Au-delà des années se reconstitue, grâce à Internet, l’un des duos qui a marqué le théâtre du Collège. C’était il y a vingt cinq ans, et ces deux-là étaient inséparables, faisant déborder sur scène une fantaisie pleine de vitalité.
Marianne n’avait pas disparu. Elle était partie aux Etats-Unis en compagnie d’un étudiant qu’elle avait rencontré au Collège. Puis, après New York, Montréal et le Vermont, retour à Rotterdam et naissance d’un petit garçon.
Depuis, la vie de Marianne, c’est le travail et encore le travail. Elle s’est spécialisée en oncologie, gynécologie/obstétrique, puis s’est tournée vers les maladies sexuellement transmissibles, et plus particulièrement le sida. Elle intervient dans la communauté homosexuelle masculine, ce qui, de son avis, est « un peu bizarre » pour une femme. Mais c’est une tâche « toujours pleine de surprises ». En revanche, elle amenée à voir des personnes nues à longueur de journée, et avoue que cela la dissuade d’en voir aussi chez elle ! Marianne vit donc seule avec son fils âgé maintenant de 21 ans.
Les moments de détente qu’elle s’accorde, c’est avec ses amis et quand elle le peut elle s’évade vers d’autres horizons. Au programme pour cette année : l’Egypte, Berlin et Prague.
Parmi les photos qu’elle nous a envoyées, il en est une particulièrement touchante. Marianne seule sur une plage hors saison. Après les images de théâtre des années 80, une image de film des années 2000. Le film de Marianne continue, et nous en faisons de nouveau partie.

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