Des contes dans le jardin

L’étude des contes en classe de fle présente beaucoup d’intérêt car elle permet de mobiliser différentes compétences. Le JARDIN DES CONTES, proposé à la Médiathèque de Cannes, offre en plus l’opportunité d’aller écouter les conteurs d’aujourd’hui.
A partir d’un niveau A2.
1 – On définit les constantes du conte :
le sujet : les héros de l’histoire, les opposants : personnage(s) ou force(s) qui s’oppose(nt) au héros dans sa quête, les épreuves et les obstacles,
la force qui pousse le héros à agir
la fonction des personnages,
leur rapport de force,
les évènements qui se succèdent et font progresser l’intrigue,
les personnages ou les éléments qui aident le héros dans sa quête,
le but que le héros cherche à atteindre
la personne pour qui le héros agit…
On peut ainsi faire travailler les apprenants sur la nominalisation : Absence – Interdiction – Transgression – Interrogation – Duperie - Complicité – Méfait - Combat - Victoire – Imposture – Châtiment …
2 - On choisit un conte, on le découpe et on demande de rétablir l’ordre des séquences
PUIS
On demande d’associer chaque partie du conte aux caractéristiques qu’on a définies en 1.
- ouverture de l’action/action initiale
- présentation des personnages
- motif de l’action
- passage à l’acte qui montre le héros en pleine épreuve
- aboutissement de l’action et situation finale
3 - A partir des illustrations – Ce travail se prête à des activités écrites et/ou orales
♠ On prend des illustrations d’un même conte et on demande de les replacer dans les différentes étapes de l’intrigue.
♠ On peut demander aux apprenants de chercher diverses illustrations sans rapport aucun avec quelque conte que ce soit, des photos, des images, des dessins, PUIS ils en sélectionnent 10, (les plus représentatives, les plus exploitables, les plus riches…), ils choisissent l’ordre dans lequel elles vont se succéder dans le livre factice et ENFIN, par équipes, se partagent la trame de l’histoire et l’écrivent.
♠ On peut aussi proposer à chaque apprenant une illustration extraite d’un livre de contes (personnages, animaux, paysages, objet…), lui demander de la décrire ou mieux encore demander à chaque apprenant de découvrir au moyen de questions ce que représente l’illustration de son voisin.
4 - On écoute un conte
♣ Première écoute globale : on demande qui sont les personnages, où ils vivent…
♣ Deuxième écoute : on pose des questions plus précises sur l’âge du héros, ce qu’il fait, ses qualités, ses pouvoirs, les personnages gentils et les méchants, les événements qui se produisent…
5 - On peut travailler la compétence culturelle en comparant différentes versions d’un même conte.
6 - A l’écrit,
♥ On peut changer le contenu du conte : le début, un événement, la fin.
♥ On peut mélanger des éléments qui proviennent de contes différents.
♥ On peut raconter l’histoire du point de vue d’un personnage.
♥ On peut faire écrire un texte sur ce conte dans le but d’éveiller la curiosité du lecteur et de lui donner envie de le lire : critique élogieuse ou communiqué de presse.
♥ On peut décrire un lieu, un personnage du conte.
♥ On peut transposer un conte dans un autre contexte.
♥ On peut transposer le personnage dans un autre contexte (lieu, temps, personnages) en gardant la même situation.
♥ On peut écrire une situation initiale et une situation finale.
7 - A l’oral,
Tout d’abord, il convient d’établir un pacte féérique entre le conteur et son auditoire afin que le public accepte de croire à l’univers merveilleux et à ses lois, d’entrer avec le conteur dans un monde second sans rapport avec le nôtre.
♦ On peut inventer un conte, improviser à partir d’une trame.
♦ On peut apprendre à raconter en jouant sur l’intonation, l’expressivité…
♦ On peut créer un espace pour conter : le conteur à l’angle - rien en arrière plan - tout le public dans le champ visuel (aucun obstacle) - pas de scène – public en arc de cercle - espace suffisamment grand, public rassemblé - sortir de la classe.
♦ On peut raconter une histoire avec gestes et mimiques, exprimer divers sentiments (colère, surprise…) et les autres doivent mettre en mots l’histoire racontée en mimes.
Au-delà de ces activités, on voit que la création d’un conte en classe de langue représente une chance extraordinaire : permettre aux apprenants de mettre à contribution leurs compétences acquises dans d’autres domaines d’enseignement et de les faire valoir. C’est le cas pour ceux qui ont des aptitudes artistiques : certains auront la possibilité technique et artistique de donner des illustrations à un conte écrit, d’autres pourront se lancer dans la diffusion de ce conte, d’autres encore viendront enrichir la performance d’un conteur par de la musique et d’autres imagineront une mise en scène du conte.
Pour l’enseignant, c’est une occasion originale de créer une synergie à l’intérieur d’un groupe d’apprenants en favorisant les échanges et la transmission de savoirs et de savoir-faire au sein d’un même groupe d’apprenants.
ILLUSTRATIONS DIVERSES
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